En décembre 2003, le gouvernement du Québec, adopte la loi sur les agences de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux suivi de près, en 2004, par la création de réseaux locaux de services. Ceux-ci se voient confier le mandat de "rapprocher les services de la population et de les rendre plus accessibles, mieux coordonnés et continus."
C'est ainsi que les Centres de Santé et de Services sociaux (CSSS) ont été constitués à partir de la fusion des Centres Locaux de services communautaires (CLSC), des Centres d'Hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et des Centres hospitaliers.
Deux principes sont mis de l'avant, soit la responsabilité populationnelle et la hiérarchisation des services.
Dans ce contexte, chaque CSSS se voit confier la responsabilité d'élaborer un projet clinique où l'ensemble des ressources du milieu sont mise à contribution afin de faciliter le cheminement des personnes. Le maillage des services et des producteurs de services forme ainsi le réseau local de services.
Les défis sont de taille pour répondre aux objectifs d'accessibilité, de continuité et de qualité des services et ce, en particulier pour les clientèles jugées prioritaires par le ministère, soit les personnes en perte d'autonomie liée au vieillissement, les jeunes en difficultés, les personnes ayant des problèmes de santé mentale, les personnes aux prises avec le cancer ou une maladie chronique ainsi qu'à leurs familles et leurs proches.
C'est dans l'esprit de ces nouvelles orientations nationales et des priorités régionales, que nous vous présentons le projet de la Coopérative de solidarité santé des gens d'ici de Sainte-Félicité localisée dans la MRC de Matane.
Pendant sept (7) ans, le Dispensaire des gens d'ici offrait des services cliniques de première ligne adaptés à la clientèle issue de petites communautés éloignées des principaux centres de service. Bien que l'entreprise présente certains aspects organisationnels liés au fonctionnement d'une coopérative, madame Christiane Savard, infirmière bachelière, est propriétaire de l'entreprise.
Au terme de sept années d'exploitation, un constat s'imposait : les besoins sont grands et criants, les services offerts par le dispensaire sont devenus essentiels pour une clientèle qui ne cesse de croître et qui trop souvent, se retrouve démunie. Toutefois, le manque de ressources financières et humaines place le dispensaire des gens d'ici dans une position très précaire entraînant même la suspension des activités pour une période indéterminée.
Face à la situation, les forces vives du milieu se sont mobilisées et un plan d'action a permis d'élaborer le projet de créer une coopérative de santé.






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